Newsletter Mars 2009

Face à des chiffres alarmants, 90 000 chômeurs de plus en janvier - des prévisions de recrutement qui n'excéderont pas les 180 000 postes cadres pour l'année 2009, nous avons dressé un état des lieux du marché.

Focus particulier sur les profils commerciaux avec Jean-Etienne de Bengy, Directeur associé de Circular Search, spécialiste de ces fonctions. 

Quels sont les secteurs qui recrutent, les opportunités actuelles ?

C’est une excellente question que se posent aujourd’hui nos candidats mais également nos consultants dans leur développement. Nous avons identifié différents secteurs ou métiers qui sont plus épargnés ou mieux encore, profitent de la crise.
Voici quelques pistes :
 
La grande consommation : Le pouvoir d’achat n’est pas encore touché et les ménages continuent à dépenser, notamment pour leurs besoins quotidiens. Les évolutions légales récentes dans ce secteur renforcent le besoin des sociétés de recruter des commerciaux, qu'il s'agisse de chefs de secteurs ou de comptes clés. Seules certaines sociétés d’origine américaine ont dû freiner leurs recrutements,mais cela est plus lié au cours de leurs actions.
 
Dans l’industrie, il y a toujours des secteurs porteurs comme l’énergie et l’environnement. Des opportunités sont à saisir dans de nombreux métiers. Nous avons également noté des demandes de sociétés industrielles souhaitant renforcer leurs équipes commerciales. La baisse effective des carnets de commande nécessite le recrutement de commerciaux capables d’aller chercher de nouvelles affaires pour le fonctionnement de l’outil industriel.
 
Les secteurs de la banque de réseau et des assurances continuent également à recruter en masse. Le phénomène de la pyramide des âges les concernant directement, ils ont de nombreux postes à pourvoir.
 
De la même façon, les sociétés présentes sur les marchés publics ne devraient pas connaître trop de difficultés avec les actions menées en leur faveur par le gouvernement.
 
Nous assistons au développement de certaines activités, véritables alternatives à la crise. Quelques exemples : 

- La restauration collective aujourd’hui largement plébiscitée au détriment de la restauration privée, 

- Des sociétés spécialisées dans l’information financière dont les services seront recherchés par les entreprises souhaitant se rassurer sur la santé financière de leurs clients ou pour mieux identifier des cibles prospects.

- Des sociétés de conseil en optimisation des coûts, l’affacturage, le conseil en stratégie commerciale… 


Les profils recherchés sont-ils en train d'évoluer?

L’évolution des profils est différente selon le contexte de recrutement.

S’il s’agit d’une création de poste, le client demandera des profils de chasseurs : une partie de leur portefeuille client s’essouffle et il est en effet primordial d’en conquérir de nouveaux.

Toutefois dans ce contexte particulier, chaque entreprise est sensible à la fidélisation de sa clientèle : nous avons donc aussi de nombreux profils liés au développement et à la fidélisation d’un portefeuille client existant.

Et les modes de rémunération ?

La crise est encore trop « récente » pour que l’on note un véritable changement de la politique de rémunération dans les entreprises.

Le premier réflexe est évidemment de privilégier la part  du variable à celle du fixe.

Pour autant nous sommes toujours confrontés à un marché de forte pénurie de profils commerciaux. Les candidats que nous chassons sont de plus en plus frileux et deviennent très réticents quant à la révision de leur partie fixe.

De façon générale, beaucoup de nos clients ont pour l’instant décidé de geler l’ensemble des augmentations de salaire sur l’année 2009.

Comment les perspectives de carrière sont-elles envisagées dans ce contexte ?

A la veille de la crise, les perspectives de carrière étaient une des premières motivations pour un profil commercial dans sa volonté de changement.

La période inhabituelle que nous vivons a bouleversé ces motivations : un commercial est ainsi aujourd’hui davantage motivé par la pérennité de son poste et de l’entreprise que par les perspectives d’évolution. Cette vision à court terme est également partagée par l’entreprise dans son offre qu’elle peut faire au  candidat : il devient de plus en plus compliqué pour elles de leur proposer de véritables projets de carrière.

 
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